Depuis le début de la mise en place du projet, on échange avec des entreprises, on étudie des solutions, on suit de près l’évolution des technologies. Et plus on avance, plus une idée s’installe : le Québec est mûr pour électrifier certaines opérations de machinerie lourde.
Ce n’est pas une intuition soudaine, mais une réflexion qui revient au fil de nos échanges et de ce que nous voyons émerger. Même si les applications terrains sont encore rares au Québec, certaines démarches, comme celle de Groupe Bellemare, montrent que l’électrification peut déjà trouver sa place dans certaines opérations.
Un exemple qui donne le ton : la démarche de Groupe Bellemare
Quand Groupe Bellemare apprend qu’il est possible d’acquérir une chargeuse sur roues entièrement électrique, la réaction est rapide : on évalue, on consulte les équipes, on vérifie les besoins. Puis on décide d’essayer.

- Mars 2024 : arrivée de leur première chargeuse électrique
- Mai 2024 : achat d’une deuxième unité après quelques mois d’essai
- Aujourd’hui : plus de 9 000 heures d’utilisation cumulées par les deux machines
Et surtout, un constat clair :
« Cette expérience confirme que l’électrification de notre flotte est la voie à suivre pour les prochaines années. Nos opérateurs apprécient particulièrement la rapidité, la performance et le silence de roulement des chargeuses. »
— Sacha Bellemare, Gestionnaire de flotte
Là où plusieurs se demandent encore si l’électrique est réaliste, Bellemare montre qu’il est possible d’intégrer ces machines dans des opérations quotidiennes.
Ce que cette histoire met en lumière
L’expérience de Bellemare alimente nos réflexions d’équipe. Même sans multiplier les exemples, celui-ci permet de comprendre plusieurs choses importantes :
L’électrique est déjà fonctionnel dans certains contextes.
L’acquisition d’une deuxième unité après quelques mois montre que les gains sont concrets.
L’opérateur joue un rôle clé dans l’adoption.
Le confort, la stabilité de la puissance et le silence de fonctionnement deviennent des arguments très appréciés sur le terrain.
Certaines opérations du Québec se prêtent particulièrement bien à l’électrique.
Des environnements partiellement fermés, des sites sensibles au bruit ou des tâches répétitives figurent parmi les premiers contextes adaptés.
La réflexion avance, même si elle n’est pas généralisée.
Chaque exemple viable permet à d’autres entreprises de se projeter, d’évaluer leurs propres opérations et d’envisager des essais.
Pourquoi on y croit, nous aussi
Au fil de nos échanges et de l’analyse des besoins de l’industrie, une conviction se dessine :
électrifier certains chantiers apporte des bénéfices concrets dès les premières opérations.
Parmi eux :
- une réduction importante du bruit ;
- une diminution de l’entretien mécanique ;
- une meilleure expérience pour les opérateurs ;
- une réduction directe des émissions polluantes ;
- une acceptabilité sociale accrue, surtout dans les zones habitées.
Mais au-delà des chiffres, il y a une impression qui ne nous quitte pas :
certaines entreprises sont prêtes, et nous devons les amener à considérer les équipements électriques au moment du renouvellement de leur flotte.
