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Pour une transition réussie vers la machinerie lourde électrique au Québec !
Porté par l’Institut du véhicule innovant (IVI), ce projet est réalisé grâce au soutien financier du gouvernement du Québec dans le cadre du programme Action-Climat Québec, coordonné par le Fonds d’action québécois pour le développement durable et qui découle du Plan pour une économie verte 2030.
Favoriser une prise de décision éclairée
Sur une période de trois ans, six essais terrain seront menés dans différentes régions du Québec afin de recueillir des données concrètes sur la performance des équipements électriques. En parallèle, une vaste campagne de formation et de sensibilisation accompagnera les gestionnaires et les opérateurs afin de préparer l’industrie à l’arrivée d’une offre croissante d’équipements électriques et de normes environnementales.
Approche rigoureuse basée sur l’expérimentation, l’analyse et la diffusion gratuite des résultats.
3 ans
Le projet, lancé en juillet 2025 à la suite de l’octroi d’une subvention, s’étend sur trois ans et se terminera en juillet 2028.
6 essais
Des entreprises ambassadrices feront l’essai pendant 2 semaines d’équipements et de solutions de recharge.
7 rapports publics
Un document synthèse vulgarisé sera partagé à la fin du projet, accompagné de rapports techniques détaillés après chaque essai.
3 événements
Ateliers, kiosques et démos permettront de partager les apprentissages et de répondre aux questions techniques et opérationnelles.
À la une

ÉVÉNEMENT – 30 avril 2026
Centre national de conduite d’engins de chantier, Lévis
Participez au tout premier événement du projet, gratuit et spécialement conçu pour les gestionnaires et opérateurs de flottes ! Profitez d’une occasion unique pour enrichir vos connaissances techniques grâce à des ateliers, des démonstrations d’équipements électriques et des échanges avec des entreprises innovantes du secteur.
Les places sont limitées. Confirmez votre présence dès maintenant !
Comité de suivi
Les discussions avec l’industrie permettent à l’IVI, organisme neutre, de réaliser un projet aligné sur les besoins des entreprises d’ici.

Mobilisation multisectorielle
Le projet s’appuie sur la collaboration de plusieurs acteurs clés provenant de secteurs divers, dont l’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec, l‘Association des Propriétaires de Machinerie Lourde du Québec (APMLQ+), Groupe Bellemare, la ville de Candiac, le Centre national de conduite d’engins de chantier, Fonds d’action québécois pour le développement durable, Excavations Tourigny, Gymdex–LiuGong, Malco Électrique et Tricentris. Ensemble, ces partenaires siègent au comité de suivi afin de partager leur expertise et leurs réalités terrain. Leur objectif commun : outiller les gestionnaires de flottes pour qu’ils puissent prendre des décisions éclairées lors du renouvellement de leurs équipements, notamment lorsque l’option électrique est à considérer.
Les bénéfices pressentis pour l’industrie
Les entreprises souhaitent réduire leur empreinte environnementale, et l’électrification des flottes constitue une solution concrète. Pour soutenir cette transition, il est essentiel de disposer d’informations fiables sur les coûts, les technologies et les meilleures pratiques. Ce projet a pour objectif d’offrir des repères clairs, des retours d’expérience et des évaluations réalistes des avantages, conditions favorables, défis et des investissements nécessaires. Alors que l’intérêt pour les technologies zéro émission ne cesse de croître, nous voulons fournir aux gestionnaires de flottes les données et les tests en conditions réelles qui leur permettront de prendre des décisions éclairées et de bâtir leur confiance envers la machinerie lourde électrique et les infrastructures de recharge.

ENVIRONNEMENT Réduction des émissions de gaz à effet de serre, limitant l’impact environnemental et contribuant à des chantiers plus durables et conformes à d’éventuelles nouvelles normes.

SANTÉ ET BIEN-ÊTRE Réduction du bruit, des émissions nocives et des particules fines, ce qui améliore la qualité de l’air, diminue les risques de maladies respiratoires et favorise de meilleures conditions de travail.

TECHNOLOGIE Le système d’entraînement électrique est plus efficace que les systèmes à combustion interne et permet la récupération d’énergie, avec un suivi en temps réel de la performance des équipements.

RETOUR SUR INVESTISSEMENT Réduction des coûts d’exploitation, simplification de la maintenance et amélioration de l’efficacité, tout en offrant des économies notamment grâce aux crédits carbone.
En savoir plus
FAQ
Le cadre neutre et sans intérêt commercial de l’IVI, en tant qu’OBNL, garantit des résultats objectifs pour l’industrie, permettant de déterminer les contextes d’opération favorables à cette technologie.
Utilisées intensivement sur les chantiers, la machinerie lourde contribuent de manière significative aux émissions du secteur des « autres transports », lesquelles ont augmenté de 63,7 % entre 1990 et 2021.1
Plus de 185 000 véhicules-outils étaient immatriculés au Québec en 2023 (+29 % depuis 2018), ce qui souligne l’importance de la décarbonation de l’industrie. 2
1. Inventaire GES 1990-2021 publié par le Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP).
2. Données de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) disponibles sur Données Québec.
La machinerie lourde est souvent utilisée en continu sur les chantiers, ce qui entraîne beaucoup de marche au ralenti inutile et, par conséquent, une forte pollution. Par exemple, une excavatrice diesel peut consommer jusqu’à 40 litres de carburant par heure. 1 Chaque litre de diesel brûlé génère environ 2,7 kg 2 de CO₂, ce qui représente, pour une machine en activité 2 000 heures par année, plus de 230 tonnes de CO₂ émises.
Au Québec, le secteur des véhicules hors route (construction, mines, fabrication, etc.) émet chaque année plus de 3 Mt de CO₂ 3, soit plus de 43 % des émissions du secteur des « autres transports ». Entre 1990 et 2021, ce secteur a connu une hausse de 63,7 % de ses émissions, se classant au troisième rang des plus grands émetteurs. 4
À l’international, plusieurs régions ont déjà adopté des politiques favorisant l’utilisation de véhicules zéro émission sur les chantiers. Oslo, par exemple, a mis en place des chantiers zéro émission, profitant de son réseau électrique majoritairement alimenté par l’hydroélectricité, similaire à celui du Québec. Des villes comme Stockholm et Copenhague ont également suivi l’exemple de la Norvège.
1. European Rental Association (ERA), Carbon Footprint of Construction Equipment Report (2020).
2. Environnement et Changement climatique Canada (ECCC). Facteurs d’émission officiels pour les carburants au Canada.
3. Secteur des transports Québec Tableau 8: Émissions de GES par mode de transports, Ressources naturelles Canada.
4. Inventaire GES 1990-2021 publié par le Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP).
La recherche sur la machinerie lourde zéro émission en est encore à ses débuts, et le Québec commence à voir apparaître les premiers équipements disponibles sur le marché, tels que les excavatrices, chargeuses à roues et rétrocaveuses. La mise en marché se fait progressivement, en commençant par les machines compactes, puis moyennes, avant d’atteindre les versions électriques les plus lourdes.
Dans ce contexte de transformation, les entreprises ont besoin de repères concrets, de retours d’expérience validés localement et de soutien pour naviguer à travers les enjeux techniques, économiques et réglementaires liés à la transition énergétique. Ce projet vise donc à accompagner en priorité les gestionnaires de flottes, les opérateurs et les parties prenantes de l’industrie québécoise de la construction et des chantiers qui utilisent des équipements de 15 tonnes et plus.
Toutefois, son public est plus large : établissements de formation, acteurs régionaux, experts en développement durable, représentants du secteur public, ainsi que la communauté éducative et le grand public du Québec. Tous pourront bénéficier gratuitement des connaissances et retombées générées.
Selon l’APMLQ+ (Association des Propriétaires de Machinerie Lourde du Québec), l’intérêt des gestionnaires des flottes d’équipements lourds pour les nouvelles technologies zéro émission est élevé et a fortement augmenté ces dernières années. Cependant, avec l’expérimentation faite et les projets pilotes effectués, on constate que l’offre d’équipement n’est pas encore tout à fait au point pour l’utilisation globale quotidienne sans modifier considérablement les façons de faire. La logistique d’opération efficace, les modes ainsi que les temps de chargement des équipements, les coûts d’installations et de formation d’un tel changement les freinent à aller de l’avant avec l’électrification.
Les opérateurs sondés par l’IVI se demandent si la technologie est suffisamment avancée et déplorent le manque de ressources et de soutien technique pour sa mise en place. Les craintes portent sur l’autonomie, la durée et l’accessibilité de la recharge, les coûts d’acquisition et l’adaptation aux opérations nécessaires. L’industrie souligne particulièrement que l’infrastructure de recharge et la stratégie de ravitaillement constituent des préoccupations majeures, un constat qui a été clairement confirmé par le sondage mené sur notre page LinkedIn.
Alors que les machines de chantier électriques émergent au Québec, les gestionnaires de flotte s’interrogent sur leur capacité à réaliser les travaux dans leurs opérations. Il existe un besoin important d’information, de tests en conditions réelles et de partage d’expérience pour construire une confiance collective envers ces nouvelles machines.
Le projet se déploie lors d’essais, d’événements ou de services‑conseils dans plusieurs régions du Québec, dont le Bas‑Saint‑Laurent, le Saguenay–Lac‑Saint‑Jean, la Capitale‑Nationale, la Mauricie, l’Estrie, Montréal, la Chaudière‑Appalaches, Laval, Lanaudière, les Laurentides et la Montérégie.
